Bâtir les « Nouvelles Routes de la Soie »

Alors qu’en France cela reste une parole, le forum des 14 et 15 mai à Beijing sur la « Nouvelle Route de la soie » (One Belt, One Road, OBOR ou Belt and Road Initiative, BRI) nous rappelle que le monde est réellement en marche !

1500 représentants, dont 29 responsables gouvernementaux de plus de 40 pays, y ont confirmé leur engagement pour réaliser ensemble, dans une approche gagnant-gagnant, le plus grand projet infrastructurel de l’histoire. S’il s’agit bien d’une initiative chinoise, le projet n’appartient qu’à ceux qui s’engagent à y participer.

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A terme, et grâce à de nouveaux modes de financement, il s’agit d’investir une somme représentant, en valeur monétaire actualisée, l’équivalent d’environ 12 fois celle du plan Marshall que les Etats-Unis ont déboursée dans l’après-guerre pour la reconstruction de l’Europe.

Avec plus de 130 accords entre 43 pays, 356 routes internationales ont déjà vu le jour depuis l’appel du président chinois en 2013. En 2016, grâce à une myriade de nouvelles connections ferroviaires, 1700 convois de fret, parcourant plus de 17 millions de kilomètres, soit l’équivalent de 424 fois le tour du Globe, ont pu faire des allers-retours entre la Chine et les grands centres industriels autour de Rotterdam, Anvers, Lyon, Duisbourg et Venise.

Tout au long de leur trajet, ces nouvelles routes engendrent de vastes couloirs de développement économique où émergent des écoles, des hôpitaux et des lieux d’échange entre les peuples.

Pour nos dirigeants, ce moment historique est une occasion unique à saisir pour nous sortir de tant d’années de crise, de dépression et de risque de guerre.

Par-delà la frénésie des médias toujours prêts à vendre la peur de la Chine, c’est à vous de faire comprendre la portée de cette dynamique.

 L’essentiel en 10 minutes